• Agathe

#30 - Ecosse

Mis à jour : juin 24

L'homme des jeux - Iain Banks


Résumé :


Jernau Gurgeh est un joueur de jeu célèbre et sans cesse sollicité pour toutes sortes d'activités mondaines. Il ne fut donc pas surpris le moins du monde lorsqu'on lui proposa de jouer à un jeu dont il ne connaissait pas l'existence...


Il ne s'attendait pas en revanche à ce que ce soit Contact, une branche très secrète de la Culture qui le contacte. Sa curiosité titillée, il demande à en savoir plus.


Ce jeu, qui se joue sur la planète Asad, est bien plus qu'un jeu. Il fait partie pleinement de la société de la planète. Les performances d'un individu et son classement dans le jeu détermine sa place au sein de l'Empire et le poste qu'il occupera. Le gagnant devient Empereur. Intrigué, Gurgeh décide d'accepter l'invitation...


Ma note : 9/10


C'est une belle surprise que j'ai eu là. En cherchant mon livre écossais, j'ai appris que l'auteur était très réputé dans son domaine littéraire, le space opéra. L'homme des jeux fait parti d'une oeuvre plus globale "Le cycle de la culture". Il s'agit apparemment du tome 2, mais chacun peut se lire indépendamment.


Le début est assez laborieux car nous sommes dans un monde pensé à l'opposé de celui qu'on connait. Toutes nos normes sont remises en question par l'inversion. Par exemple, changer de sexe plusieurs fois dans sa vie est parfaitement normal, et c'est de ne pas pouvoir le faire qui est ici étrange. C'est comme une délicieuse petite pique à tous nos a prioris et nos certitudes sur les normes sociale établies.


Pourtant dans les premières pages, je me disais que la lecture allait être difficile. Ce qui est laborieux, c'est la difficulté de se situer parmi les protagonistes. Homme / Femmes/ Autres, ou encore Humain / Drône / Vaisseau / Autre... Les distinctions sont très déroutantes au début et nous perdent un peu. Sans parler de toutes les spécificités et termes technique de la Culture, parfois assez lourds. Et cette Culture, dont il est toujours question, est sans doute le point le plus déroutant. On ne comprend pas vraiment ce que c'est au début et c'est assez frustrant.


Il s'agit d'une société comprenant plusieurs planètes / galaxies / autre qui se caractérise comme étant pacifiste, libérale, tolérante, égalitaire, anarchiste et incroyablement puissante et avancée technologiquement parlant.


Et le mécanisme s'enclenche...


Dès que l'on commence à se familiariser avec l'univers de l'oeuvre... on est parti pour ne plus décrocher du bouquin. Concernant le jeu en lui-même, on n'en sait pas grand chose si ce n'est que Gurgeh y passe 2 ans a l'étudier ainsi que sa stratégie et presque un an à y jouer, tandis que les Azadiens y consacrent leur vie. C'est un jeu complexe qui se jouent sur des temps assez longs et qui prend plusieurs formes au court d'une partie. Pourtant, à aucun moment nous même apprenons les règles du jeu, et ça ne gène en rien l'histoire. Ce n'est d'ailleurs pas tant les règles qui comptent que les enjeux politiques et sociales, et où les caractères de chacun se définissent à travers leur style de jeu.


Iain Banks critique autant la notion de société parfaite que notre société à nous dans ce qu'elle a de plus bestiale et cruelle.


Bref, j'ai adoré et je pense lire d'autres œuvres du Cycle de la Culture, parce que ce premier tome m'a ouvert l'appétit.


"Ce que vous ne devez jamais oublier, Gurgeh, coupa promptement le vaisseau, c'est que leur société est fondée sur la propriété. Tout ce que vous verrez, tout ce que vous toucherez, tout ce avec quoi vous pourrez rentrer en contact sera la propriété d'un individu ou d'une institution; l'objet en question leur appartiendra, ils en seront propriétaire. De la même façon, tout ceux que vous rencontrerez seront conscient à la fois de leur position à l'intérieur de la société et de leur rapport aux individus qui les entourent.
Il importe tout spécialement de ne pas oublier que le concept de propriété s'applique aussi aux êtres vivants; il ne s'agit pas d'esclavage proprement dit puisqu'ils s’enorgueillissent de l'avoir aboli, mais disons que, selon le sexe et la classe sociale à laquelle on appartient, on peut être en partie la propriété d'une personne - ou de plusieurs personnes-, puisqu'on doit vendre son travail ou ses compétences à un individu ayant les moyen de les acheter.(..)"
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