• Agathe

#34 - Burundi

Mis à jour : juin 24

Petit pays de Gaël Faye


Gabriel 10 ans, vit au Burundi avec sa famille et ses amis. Il nous raconte son enfance paisible et le quotidien qui se disloque peu à peu autour de lui.


Il souhaite rester en dehors de tous ces problèmes de grands qui inquiète tout le monde autour de lui. Quand ses amis se préparent au pire, lui reste en retrait. Quand sa famille se désagrège, il reste en retrait. Mais quand tout le pays implose, à feu et à sang, Gabriel grandit d’un coup et découvre qu’on avait déjà choisi son camp pour lui depuis longtemps...


8/10


Un père français, une mère rwandaise, métis, Tutsi… autant de qualificatifs pour le définir de force. Il assiste impuissant à une guerre qui le dépasse.

L’auteur nous plonge au coeur du conflit Hutu/Tutsi à travers les yeux d‘un enfant. Le livre dépeint à la fois une douceur de vivre et une violence indicible.


C’est un très bon livre que je recommande. L’histoire reste en périphérie du conflit, ce n’est d’ailleurs pas vraiment l’objet du livre, qui est plutôt une tranche de vie, un ressenti face à la guerre qui a fait rage au Burundi et au Rwanda. Une volonté de l’auteur de montrer qu’ils ont existé autrement qu’en qualité de victimes, d’exilés ou d’immigrés, mais également dans un quotidien aussi banal que n’importe où ailleurs.


“J’ai beau chercher, je ne me souviens pas du moment où l’on s’est mis à penser différemment. A considérer que, dorénavant, il y aurait nous d’un côté et, de l’autre, des ennemis, comme Francis. J’ai beau retourner mes souvenirs dans tous les sens, je ne parviens pas à me rappeler clairement l’instant où nous avons décidé de ne plus nous contenter de partager le peu que nous avions et de cesser d’avoir confiance, de voir l’autre comme un danger, de créer cette frontière invisible avec le monde extérieur en faisant de notre quartier une forteresse et de notre impasse un enclos. Je me demande encore quand, les copains et moi, nous avons commencé à avoir peur.”
“Une fois rassasié, saouls de tous ce jus et de toute cette pulpe, le souffle court et le ventre rond, nous nous sommes enfoncés tous les cinq au fond des vieux sièges poussiéreux du combi Volkswagen, la tête basculée en arrière. Nos mains étaient poisseuse, nos ongles noirs, nos rires faciles et nos coeurs sucrés. C’était le repos des cueilleurs de mangues.”
“La souffrance est un joker dans le jeu de la discussion, elle couche tous les autres arguments sur son passage. En un sens, elle est injuste.”
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