• Agathe

#35 - Pérou

Mis à jour : juin 24

Roulements de tambours pour Rancas de Manuel Scorza




Ce roman est issu d’une saga de 5 tomes qui s’appelle “La guerre silencieuse”. Ce premier tome raconte l’histoire de plusieurs villages qui subirent l’installation et l’appropriation de terres par une énorme société, jusque là peu concernés par le concept de propriété. Son expansion est d’abord présenté sous forme d’une énorme barrière traversant villages, chemins de fer, zone d’élevage, rivières…. et provoquant de nombreux désagréments pour les éleveurs ou simplement les gens souhaitant se rendre d’un village à un autre. Plus la barrière s’allonge plus, il devient difficile de la contourner.


Chaque village décide de se rebeller contre cette société étrangère venu exploiter un énorme filon de minerai, ne se laissant abattre, ni par un gouvernement totalement indifférent, ni par les violences, les pressions, ou la pauvreté. Car leur rébellion devient très vite la seule chose qu’il leur reste.


5/10


Si quelques passages sont intéressants, j’ai eu pour ma part, la plus grande peine à le finir. On passe d’un village à un autre à chaque nouveau chapitre, alternant les histoires et les personnages. Je n’ai pas vraiment aimé l’écriture, bien que le sujet fût intéressant, ce qui m’a empêché de m’immerger dans le livre.



“Qui donc attira les hommes dans ce chef-lieu de l’enfer ? Le minerai. Depuis quatre cents ans Cerro de Pasco cache le plus fabuleux gisement du Pérou. Sur cette colline pelée et qui frôle presque les testicules du ciel s’alignent les tombes délabrées des prospecteurs : ils virent ici faire fortune et y laissèrent leur os ; trois siècles après les galiciens têtus, ce furent les allemands coriaces qui grimpèrent, puis les français méfiants, les serbes guindés et les grecs risque-tout; tous dorment dans leur tombes en maudissant la neige.”
(...)
“L’auteur de cet éclat de rire se moquait en fait des mineurs et des prospecteurs égarés ici depuis quatres siècles, comme il se moquait de Cerro de Pasco, du vent qui emportait les maisons, de la neige qui tombait par mètres, de la pluie qui n’en finissait pas, des morts qui grelottaient transis de froid, de la solitude. Il venait de découvrir sous les galeries abandonnées un filon à faire crever de jalousie toutes les mines américaines ! Après avoir enrichi durant quatre cents ans rois et vice-rois, Cerro de Pasco était intacte. La ville elle-même - le village moribond - élevait ses masures sur le plus formidable gisement du Pérou. Les bicoques délavées, les places chauves de toute verdure, les rues bourbeuses, la préfecture sur le point de s’écrouler, l’école, étaient la croûte d’une richesse délirante.”
8 vues

SUBSCRIBE VIA EMAIL

© 2023 by Salt & Pepper. Proudly created with Wix.com

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now