• Agathe

#40 - Islande

Mis à jour : juin 24

D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds de Jón Kalman Stefánsson



J’annonce la couleur tout de suite. Je n’ai pas aimé du tout.


C’est un livre poétique, certes, mais rempli de digressions, et de digressions dans les digressions.

Et ceux qui auront lu mes autres articles sauront que je n’aime pas vraiment ce genre. Sauf que pas de chance, je suis encore tombée sur ce genre de livre.


Je n’ai accroché à aucun personnage. Les sauts dans le temps et les liens entre les protagonistes m’ont complètement perdus. Parfois je lisais et me rendais compte que je pensais complètement à autre chose. Impossible de rentrer complètement dedans.


Après il y avait quand même quelques points positifs. On y explique notamment la relation complexe entre l’Islande et les Etats-Unis ou le rapport à la pêche dans la culture islandaise. Et la toute dernière histoire racontée m’a presque arrachée une larme. Mais le reste du temps, je me demandais quand j’allais enfin terminer le bouquin. Si ça n’avait pas été pour le défi, je ne l’aurais clairement pas terminé.


3/10


Tandis que j’avançais dans le livre, je suis allée voir les autres avis sur internet et j’ai été surprise de voir à quel point les avis étaient bons. Je n’en ai trouvé qu’un seul qui pensait comme moi (on se sent moins seule).


Aussi poétique que soit l’écriture, j’ai vraiment du mal avec les digressions permanentes. J’ai plus eu l’impression de lire des petits bouts d’histoires perdues au milieu de blabla inutiles.


Certains me trouveront peut-être un peu dure, mais c’est vraiment ma perception de ma lecture.


Qu’est ce qui voyage plus vite que la lumière ? Le temps lui-même.
Il nous traverse comme une flèche. Sa pointe acérée fend la chair, les organes et les os, c’est la vie, l’instant d’après, cette pointe ressort en empruntant le même chemin, c’est la mort.

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En premier lieu : il est plutôt injuste qu’avec son lot de fulgurances et de silencieuses tendresses, l’amour ne survive pas toujours aussi longtemps que l’être humain, mais se délave avec le temps, refroidisse et perde son attrait.
Comment l'exceptionnel, l’incroyable, peut-il en un temps finalement assez court, en quelques brèves années peut-être, se transformer en quotidien banal, en mardi sans relief ? Comment traverser la vie sans trop de dommage alors que tout passe, que les fulgurances s’affadissent, que les baisers refroidissent et que si peu de choses nous accompagnent sur la route qui est nôtre ?

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